Ventes consoles en novembre 2025 : le pire mois depuis 1995
Les ventes de consoles aux États-Unis ont atteint un niveau historiquement bas en novembre 2025, marquant une baisse significative depuis 1995.
Les ventes de hardware gaming ont nettement reculé en novembre 2025, avec un mois historiquement faible pour les consoles aux États-Unis. Le marché a même touché son plus bas niveau pour un mois de novembre depuis 1995, ce qui en dit long sur l’état des attentes autour des machines dédiées et du marché gaming en général.
Un mois de novembre très loin des standards habituels
Le chiffre qui frappe d’abord, c’est le volume. En novembre 2025, le matériel de jeu vendu aux États-Unis a chuté à 1,6 million d’unités, contre un mois de novembre plus solide les années précédentes. En valeur, le segment a reculé de 27 % sur un an, à 695 millions de dollars. C’est le plus bas niveau de dépenses pour un mois de novembre depuis 2005.
Autrement dit, le pic saisonnier n’a pas joué son rôle habituel. Novembre est censé profiter du Black Friday et des achats de fin d’année. Ici, le signal est inverse. Le marché gaming montre une fatigue nette sur les machines elles-mêmes. Le joueur dépense encore, mais pas forcément sur une nouvelle console.
Le cœur du sujet, c’est le décrochage du hardware dédié.
Pourquoi les consoles souffrent plus que le reste
Le premier facteur, c’est le prix. Les consoles ont gagné en puissance, mais aussi en coût d’entrée. Pour beaucoup de foyers, la barre psychologique est devenue élevée. Quand une machine, un jeu et un abonnement s’additionnent, l’achat devient plus difficile à justifier.
Le second facteur, c’est la durée de vie des générations actuelles. Les joueurs déjà équipés n’ont pas de raison forte de changer de machine. Une console fonctionne longtemps. Elle fait tourner la majorité des titres récents. Résultat : le renouvellement ralentit.
Ensuite, le catalogue ne pousse plus autant à l’achat impulsif. Les exclusivités restent importantes, mais elles ne suffisent plus toujours à déclencher un achat immédiat. Beaucoup de joueurs attendent une promotion, un pack, ou une version plus aboutie. Le matériel gaming devient un achat réfléchi, pas un réflexe.
Le rapport valeur/prix est donc sous pression. Les consommateurs comparent davantage. Ils arbitrent plus vite. Et face à un budget serré, le PC gamer apparaît souvent comme un investissement plus modulable.
Le PC gamer profite d’un usage plus flexible
Le PC garde un avantage simple : il évolue pièce par pièce. Vous changez une carte graphique, ajoutez de la mémoire, remplacez un SSD. La dépense est plus fractionnée. Elle paraît moins brutale qu’un achat console complet.
Cette logique plaît aux joueurs qui veulent aussi travailler, créer, streamer ou jouer en qualité élevée. Un PC gamer sert à tout. Il ne se limite pas au salon. Il absorbe mieux les usages hybrides, très fréquents chez les lecteurs tech français.
Le marché PC reste toutefois sélectif. Il récompense les acheteurs informés. Il pénalise les configurations mal équilibrées. Pour éviter les erreurs, je conseille de vérifier les besoins réels avant tout achat. Le bon réflexe consiste à comparer les fiches techniques officielles et les guides d’aide des fabricants, comme ceux de Microsoft pour Windows ou de NVIDIA, quand on vise une machine orientée jeu et polyvalence.
Le PC gagne quand l’achat doit durer et rester évolutif.
Des ventes 2025 qui racontent aussi un changement d’attente
Les données de novembre 2025 ne disent pas seulement que les gens achètent moins. Elles montrent surtout ce qu’ils attendent désormais d’une machine de jeu. Les joueurs veulent plus de souplesse, plus de services, plus de compatibilité et moins d’enfermement.
La console reste attractive pour sa simplicité. C’est son plus grand atout. Mais cette simplicité ne suffit plus toujours à compenser la hausse des prix. Face à des budgets tendus, beaucoup préfèrent attendre, acheter d’occasion ou rester sur leur machine actuelle.
Côté marché, la hiérarchie reste parlante. La PlayStation 5 a pris la première place en novembre 2025. La Switch 2 a suivi. L’écart montre que les marques qui s’en sortent le mieux sont celles qui combinent catalogue, identité forte et positionnement clair. Le volume global, lui, continue de baisser.
Cette situation confirme une tendance de fond : les ventes 2025 ne récompensent plus seulement la puissance brute. Elles favorisent la perception de valeur. Or cette valeur doit être lisible immédiatement.
Ce que je retiens pour un achat en France
Si vous envisagez un achat en France, je vous conseille de raisonner en usage. Une console convient très bien si vous voulez jouer sans réglages, avec une installation rapide et une maintenance quasi nulle. C’est le bon choix pour un salon familial ou un usage occasionnel.
En revanche, si vous jouez souvent, si vous voulez aussi créer du contenu ou garder une marge de progression, le PC gamer devient plus pertinent. Il coûte parfois plus cher au départ, mais il se rattrape sur la durée grâce à ses évolutions possibles.
Voici ma grille de lecture simple :
- Console si vous cherchez la simplicité immédiate et un achat sans prise de tête.
- PC gamer si vous voulez de la flexibilité, des performances réglables et une machine polyvalente.
- Achat différé si votre usage actuel vous satisfait déjà. Le marché gaming ne justifie pas toujours une mise à niveau rapide.
- Surveillance des promotions si vous visez une console. Les packs de fin d’année restent le meilleur moment pour acheter.
Avant de sortir la carte bancaire, je recommande aussi de vérifier les politiques de garantie et de réparation sur les sites officiels des constructeurs. Pour les joueurs français, les pages d’assistance de PlayStation, Xbox et Nintendo France restent les plus utiles pour comprendre le SAV, les mises à jour et les compatibilités.
Au fond, novembre 2025 rappelle une chose simple : le hardware gaming n’est plus acheté par réflexe. Il doit convaincre. Les consoles gardent leur place, mais elles doivent désormais répondre à une attente très nette, celle d’un achat utile, durable et clairement rentable pour le joueur.


